En attendant Rambo le Messie
Au moment d'écrire ces lignes, Rambo Gauthier passait hier (15 janvier, Voir astérique en bas) à tout le monde en parle.
Pour vous dire, je n'avais aucune
idée qu'il y était invité lorsque j'ai eu l'idée de cette chronique.
Coïncidence divine ou pas, le principal intéressé fut sujet à controverse, son entrevue étant scrutée le lendemain à la loupe dans tous les journaux québécois. Se présentant en
politique comme un candidat «anti-establishment», Bernard «Rambo» Gauthier a fait
sourciller plus d'un durant l'entrevue, en particulier pour ses propos
sexistes. On ne pense pas à vous savez qui fait pire aux États-Unis. Et oui, nous voilà pris dans la tourmente
des pays occidentaux où les partis populistes, souvent d'extrême droite font
partie du paysage politique. Nous ne devons pas attendre l'arrivée au pouvoir
de monsieur Gauthier pour constater le phénomène puissant du populisme au sein
de nos sociétés occidentales. Prenons l'exemple tant connu américain, où les
médias n'ont cessé de le rabaisser avec leur arrogance, tout en étant certain
de la victoire de la favorite grâce aux sondages. En étant sûre d'elle-même,
elle a qualifié les électeurs de vous savez qui d'impitoyables. Une arrogance
qui a peut-être contribué à la victoire de cette brute instable et
obscurantiste.
Ainsi, il faut battre le mal populiste en écoutant les gens
ordinaires, la classe moyenne, la classe ouvrière. Les élites ne doivent plus
ignorer les préoccupations de leurs compatriotes et surtout, ils doivent
contribuer à la société comme tout le monde le fait et ne pas fuir. Les
politiciens doivent arrêter l'hécatombe de promesses de campagne brisées. Dire
que le Canada est «vacciné» contre le
mal populiste est un déni profond d'une réalité qui nous touche tous. Les
exemples de Rambo et de Kellie Leitch ne sont que la pointe de l'iceberg.
Assumer une position de défaitiste contribuerait encore plus à une victoire du
populisme et de ses excès au Canada. Il n'est pas impossible de battre le
populisme, l'Autriche l'a fait récemment en désignant comme président Alexander Van Der Bellen un écologiste qui a
battu au deuxième tour le candidat d'extrême droite, Norbert Hofer. On est
capable aussi de renverser la tendance, ce n'est pas juste moi qu'il le dit
mais plusieurs autres humains de bon sens. On peut le faire ou on ne peut qu'attendre
Rambo le Messie, j'ai déjà choisi mon camp.
* Cet article a déjà été publié le 26 janvier 2017 sur Estrie Plus.Com
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