jeudi 29 juin 2017

En attendant Rambo le Messie



En attendant Rambo le Messie

Au moment d'écrire ces lignes, Rambo Gauthier passait  hier (15 janvier, Voir astérique en bas)  à tout le monde en parle. 

Pour vous dire, je n'avais aucune idée qu'il y était invité lorsque j'ai eu l'idée de cette chronique. Coïncidence divine ou pas, le principal intéressé fut sujet à controverse, son entrevue étant scrutée le lendemain à la loupe dans tous les journaux québécois. Se présentant en politique comme un candidat «anti-establishment», Bernard «Rambo» Gauthier a fait sourciller plus d'un durant l'entrevue, en particulier pour ses propos sexistes. On ne pense pas à vous savez qui fait pire aux États-Unis. Et oui, nous voilà pris dans la tourmente des pays occidentaux où les partis populistes, souvent d'extrême droite font partie du paysage politique. Nous ne devons pas attendre l'arrivée au pouvoir de monsieur Gauthier pour constater le phénomène puissant du populisme au sein de nos sociétés occidentales. Prenons l'exemple tant connu américain, où les médias n'ont cessé de le rabaisser avec leur arrogance, tout en étant certain de la victoire de la favorite grâce aux sondages. En étant sûre d'elle-même, elle a qualifié les électeurs de vous savez qui d'impitoyables. Une arrogance qui a peut-être contribué à la victoire de cette brute instable et obscurantiste.

Ainsi, il faut battre le mal populiste en écoutant les gens ordinaires, la classe moyenne, la classe ouvrière. Les élites ne doivent plus ignorer les préoccupations de leurs compatriotes et surtout, ils doivent contribuer à la société comme tout le monde le fait et ne pas fuir. Les politiciens doivent arrêter l'hécatombe de promesses de campagne brisées. Dire que le  Canada est «vacciné» contre le mal populiste est un déni profond d'une réalité qui nous touche tous. Les exemples de Rambo et de Kellie Leitch ne sont que la pointe de l'iceberg. Assumer une position de défaitiste contribuerait encore plus à une victoire du populisme et de ses excès au Canada. Il n'est pas impossible de battre le populisme, l'Autriche l'a fait récemment en désignant comme président  Alexander Van Der Bellen un écologiste qui a battu au deuxième tour le candidat d'extrême droite, Norbert Hofer. On est capable aussi de renverser la tendance, ce n'est pas juste moi qu'il le dit mais plusieurs autres humains de bon sens. On peut le faire ou on ne peut qu'attendre Rambo le Messie, j'ai déjà choisi mon camp.

* Cet article a déjà été  publié le 26 janvier 2017 sur Estrie Plus.Com

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